Les PEYRONEL
dans l'histoire des Vaudois

 


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Retour (Introduction à l'histoire de la famille)
 

Nous avons retracé dans le Résumé de l'Histoire de l'Eglise Vaudoise les grandes lignes de l'histoire des Vaudois. Un certain nombre de documents nous permettent de nous faire une idée sur la manière dont des PEYRONEL ont participé à cette histoire. Beaucoup n'ont été que de simples victimes des évènements tragiques subis par leur peuple mais d'autres ont été des acteurs courageux de la résistance au persécutions

Plusieurs sources indiquent que les PEYRONEL ont été parties prenantes dans l'histoire des Vaudois et cités nominativement lors de grands événements de l'histoire Vaudoise". Ce qui confirme la présence des PEYRONEL dans les Vallées dès le XVIIème siècle. Le plus connu est Jacques PEIRONEL de Riclaret, lieutenant du capitaine François LAURENT, tous deux compagnons de Josué JANAVEL, dont les têtes sont mises à prix en 1655 et qui sont bannis en 1663.

 

Les Pâques Piémontaises

Le lieutenant Jacques PEIRONEL

Le sieur PEIRONEL, beau-frère du Pasteur Jean LEGER

Les "députés" PEYRONEL

La Révocation de l'Edit de Nantes (1685) et la débâcle de 1686

Les familles de la vallée de Saint Martin en 1686

Liste des familles catholiques ou catholicisées de la vallée de Saint Martin en 1686

Etat de tous les hommes, femmes et enfants des vallées de Luserne retrouvés en divers lieux de l'état de S.A.R (1688)

Les déportés, exilés, catholicisés, soumis.....

Les PEYRONEL exilés en Suisse (1687-1691)

Le retour au Piémont : la "Glorieuse rentrée" en 1689

Recensement des Vaudois au Piémont en 1691, après la "Glorieuse rentrée

Jacques PEYRONEL (1704-1753)

Les Régents (instituteurs) Vaudois

Les familles PEYRONEL au XVII ème siécle
(tentative de reconstitution généalogique à partir des données historiques)


 

Les Pâques Piémontaises

Rappelons que cette expression désigne les massacres des Vaudois du Piémont en 1655. Nous avons brièvement relaté cet épisode sanglant dans notre résumé de l’histoire des Vaudois. Une relation détaillée de ces évènements se trouve dans le livre du Pasteur Jean LEGER . Ce livre est tout à fait intéressant, car il est l'un des rares livres anciens sur l'histoire des vaudois. Il a été écrit par un contemporain de Louis XIV, acteur et témoin oculaire des épisodes tragiques du milieu du XVIIème siècle dont le récit est digne de foi, même si parfois, comme dans les descriptions (illustrées de planches fort réalistes !) des massacres subis par les Vaudois, il a peut-être forcé le trait pour mieux convaincre la communauté protestante européenne de secourir les Vaudois persécutés. Ceci dit LEGER a largement emprunté ses descriptions à l'Histoire des Eglises Evangéliques des Vallées du Piemont de Samuel MORLAND (1625-1695), l'envoyé du Lord Protecteur de Grande Bretagne, qui a séjourné plus d'un an en Piémont pour enquéter sur les massacres de 1655.

Selon Osvaldo COISSON, le nom de PEYRONEL figure parmi ceux des victimes des "Pâques Piémontaises" en 1655. Pourtant je n’ai trouvé aucun PEYRONEL dans la liste des des victimes des "Pâques Piémontaises" donnée par Jean LEGER dans son livre et le nom ne figure pas non plus dans la copie de cette liste qui en est faite par Teofilo GAY dans son ouvrage, ni dans la liste établie par MORLAND. LEGER ne prétend cependant pas que la liste qu'il donne soit exhaustive : elle ne vise qu'à donner quelques exemples des atrocités commises à l'encontre des Vaudois pendant ces tragiques évènements. Il parle d'ailleurs principalement des victimes du Val Pellice et peu de celles des autres vallées.

En l'absence d'informations plus précises et nominatives sur le sort de nos ancêtres lors de ces journées dramatiques, nous pouvons néanmoins supputer qu'ils ont eu, comme tous leurs corréligionnaires, à souffrir de ces persécutions. 

 

Le Lieutenant Jacques PEIRONEL

Le lieutenant Jacques PEYRONEL est le plus célèbre de tous les PEYRONEL dans l'histoire des Vaudois. Il s'est en effet illustré pendant les évènements de 1655 (Pâques Piémontaises) en faisant partie des chefs de la résistance vaudoise si bien que sa tête sera même mise à prix en 1655 et qu'il sera finalement condamné au bannissement comme Jean LEGER en 1663.

Il y a par ailleurs de bonnes raisons de penser que le lieutenant Jacques PEYRONEL est également le beau-frère du Pasteur Jean LEGER, que ce dernier signale à plusieurs reprises dans son livre.

Il y a donc suffisamment d'informations disponibles sur ce Jacques PEYRONEL pour lui dédier un chapitre à part dans notre histoire de la famille
(la page du lieutenant Jacques PEYRONEL

 

Les "députés" PEYRONEL

Le livre de Théofilo GAY comporte plusieurs mentions du nom PEYRONEL, notamment au chapitre VI "Nos députés". Il s'agit des hommes que les Vaudois ont choisis dans les moments graves de leur histoire pour les représenter et défendre leur cause soit auprès des amis de l'étranger soit auprès des ennemis de l'intérieur. Ce sont ceux qui ont soutenu en face des princes et des magistrats et autre éminents personnages les droits et intérêts des Vaudois dans des circonstances parfois tragiques, toujours difficiles. Sur la centaines de députations connues le nom des députés n'est mentionné dans les annales que pour la moitié environ. On trouve ainsi nommés :

  • Ugonnet PEYRONEL, le 24 juin 1660, parmi les députés réunis à La Tour le 26 Juin 1660 pour écrire à Charles II, le nouveau roi d’Angleterre qui avait confisqué les sommes réunies par Cromwell pour les Vallées. Cette démarche n’obtint rien, Charles II considérant qu’il n’était pas tenu de payer les dettes de l’usurpateur.
    On retrouve Ugonnet PEYRONEL, ancien de Rioclaretto, le 13 Septembre 1661, parmi les députés réunis aux Malans d'Angrogne pour rédiger une nouvelle apologie du pasteur Jean LEGER avant qu'il ne soit condamné à mort en Décembre 1661, ce que rapporte aussi Jean LEGER (page 177)
    Ugonnet PEYRONEL, ancien de l'église des Clots, est encore cité par Jean LEGER (p 345) comme signataire avec 5 autres des principaux anciens et consuls de la vallée de St Martin, d'un témoignage du 13/10/1656, attestant la véracité d'une l'intervention du diable (eh oui pas moins !) pour enlever un moine capucin, qui après avoir prêché à des vaudois, aurait ajouté "que le diable m'emporte si ce que je vous ai prêché n'est pas la vérité".
    Toujours selon Jean LEGER (p 347), Ugonnet PEYRONEL, ancien, signe le 11/10/1636 (ne s'agit-il pas plutôt de 1656 ?) une attestation similaire, pour un autre cas de sorcellerie et de possession, concernant un dénommé Barthélémy POLAT (natif de Macel, ayant servi de maître d'école en l'église de Macel et ailleurs jusqu'en 1641 & 1642, puis à Villesèche)
    Retenons seulement de ces étranges anecdotes, qu'Ugonnet PEYRONEL, étant ancien en 1656 (voire en 1636), est âgé d'au moins 30 ans et donc né bien avant 1626. Il ne s'agit donc pas l'ancêtre commun Jean (ou David) PEYRONEL, né vers 1638. Il est d'ailleurs à noter que c'est le seul PEYRONEL prénommé Ugonnet jamais identifié

  • Jacques PEYRONEL et Jacques PEÏRONEL parmi les députés de Prali et du val St Martin à l’assemblée tenue du 6 au 16 février 1664 à Roccafiero (Envers Villar) et chargée de ratifier la "Patente de Turin" obtenue de Charles Emmanuel II gràce à l’intervention d’ambassadeurs suisses. Malgré ses inconvénients (exil de Janavel, interdiction du culte à St Jean) ce traité apporta vingt années de paix après 10 ans de persécutions continuelles de 1655 à 1665.
    L'un de ces deux Jacques PEYRONEL pourrait être le fameux lieutenant Jacques PEYRONEL, mais cela supposerait qu'il ait échappé à la mesure de bannissement édictée contre lui en 1663 ou qu'il en soit revenu dès 1664. Toujours est-il qu'il avait au moins un homonyme contemporain.

  • Pierre PEYRONEL parmi les députés de l’assemblée réunie le 25 mai 1668 à St Germain pour envoyer deux députés aux puissances protestantes et à Jean LEGER pour traiter avec lui de la compensation qui lui était due pour les grandes pertes qu’il avait subies au service des Vallées. Furent élus Paul BONNET, pasteur et gendre de Jean LEGER et Jacques BASTIE.

 

La Révocation de l'Edit de Nantes (1685) et la débâcle de 1686

Ici aussi, après la description rapide donnée dans l'histoire résumée, voici une relation plus précise des évènements donnée par un contemporain anonyme peut-être témoin oculaire ou ayant du moins bénéficié de témoignages directs.

A la suite des premiers combats en Val Cluson autour de La Perouse (Perosa-Argentina) et St Germain où les assaillants furent repoussés, "le corps de l'armée du Roy remonta le Cluson jusqu'au fort de la Peirouse sur les terres de France ; CATINAT fit alors un détachement de cavalerie commandé par MELAC, qui ayant passé la rivière sur deux ponts, alla en contournement gagner les hauteurs qui séparent la vallée de St Martin du Dauphiné. Le reste de l'armée qui avait aussi passé la rivière alla camper avec CATINAT aux Clots de Bolards une partie de la nuit et attaqua le lendemain 23 [Avril 1686]" la vallée de St Martin par un village nommé Rioclaret . Mais comme ceux qui commandaient dans cette vallée ne croyaient pas qu'on les dût attaquer après les démarches qu'ils avaient faites pour accepter l'amnistie, surtout puisque le jour marqué pour la sortie de cette vallée n'était pas échu, les Vaudois ne s'étaient pas mis en état de se défendre et ne firent aucune résistance. Ils prirent le parti de mettre les armes bas et d'implorer la pitié et la clémence des vainqueurs, mais les Français irrités de ce qui s'était passé auprès de St Germain [où ils avaient eu de lourdes pertes] ne se contentèrent pas de brûler, de voler et de piller, ils massacrèrent sans distinction d'âge et de sexe avec une fureur inouïe tous ceux que la fuite ne pût pas dérober à leur barbarie. CATINAT, après avoir ravagé toute la contrée de Riclaret d'une manière la plus épouvantable du monde, laissa quelques troupes dans la vallée de St Martin et traversa avec un corps d'armée, et cela sans rencontrer aucune résistance, dans la communauté de Pramol. Les soldats massacrèrent pourtant tous ceux qui tombèrent entre leurs mains sans pitié des femmes ni des enfants, des vieillards ni des malades. (...) . On ne fera pas ici le détail des cruautés qui furent exercées en ces occasions et dans plusieurs autres : on se contentera d'en rapporter quelques exemples qui pourront faire juger du reste.". Suit une description d'atrocités commises, avec souvent la désignation nominative des victimes, mais le nom de PEYRONEL n'est pas cité, ni aucun autre patronyme nous intéressant directement. Pourtant il est fort probable que de nombreux PEYRONEL vivaient alors à RICLARET et à PRAMOL et se trouvèrent donc parmi les victimes de ces persécutions surtout quand on lit un peu plus loin que des "Vaudois qui étaient dans la Vallée de St Martin [il ne resta] que sur la fin que 25 hommes et quelques femmes et enfants. Ils se défendirent avec tant de vigueur et de résolution qu'ils se procurèrent des sauf-conduits et des sûretés pour venir en Suisse avec leurs femmes et enfants, armes et bagages".

Ce sont probablement ces quelques rescapés que nous retrouverons plus loin parmi les déportés en Pièmont puis exilés en Suisse.

 

Les déportés, exilés, catholicisés, soumis.....

On trouve aux archives d'Etat de Turin, un certain nombre de listes, états, notes pour la période qui suit la révocation de l'édit de Nantes (1685) et la débâcle de 1686 . Ces recensements des familles Vaudoises ou les individus arrêtés, déportés, exilés, catholicisés fournissent de précieux renseignements.

Certaines listes ont fait l'objet d'études publiées dans le Bulletin de la Société d'Histoire Vaudoise (Pignerol). On y trouve par exemple des relevés et tables des "registres de l'ancienne église Evangélique Vaudoise de MENTOULES en Val Cluson pour la période de Juin 1629 à Octobre 1685. Aucun de ces actes, les plus anciens dont j'ai eu connaissance, ne concerne de PEYRONEL. Le registre du culte réformé s'arrête à la date du 10 Octobre 1685, celui-ci ayant été supprimé comme nous l'avons vu plus haut dans le val Cluson. Lui succède en 1689, le registre des mariages, baptêmes et ensevelissements "pour les catholiques" tenu par le prieur Simon Roude qui note que le registre n'a pu être continué entre le 22 Juillet 1693 et le 8 Février 1697 "attendu qu'il n'y a eu aucun exercice de la religion catholique et la messe n'a plus été célébrée dans l'Eglise du dit Mentoules jusqu'au jour de Noël 1697 à cause des courses continuelles que les religionnaires faisaient dans la vallée, pillant, brûlant et saccageant tout et les habitants ayant été obligés d'abandonner la paroisse". Ces registres de la paroisse catholique ne mentionnent aucun PEYRONEL de 1689 à 1700, pas plus que les registres des abjurations de 1697 à 1729. Il est vrai que le village de Mentoulles est situé dans le Val Cluson à une vingtaine de kilomètres en amont de San Germano et donc relativement éloigné du village de Riclaret dans le val Germanasca où vivaient les PEYRONEL au XVIIIème siècle. D'ailleurs même par la suite aucun PEYRONEL n'a jamais habité cette vallée.

Dans un article de Jean JALLA donnant quelques documents des archives d'Etat relatifs aux Vaudois emprisonnés pour leur foi en 1686 et aux enfants enlevés, figure une table alphabétique des noms de famille de ceux qui souffrirent de la prison pour leur foi en 1686. Dans cette table on ne trouve pas de Peyronel mais on remarque une "Maria vedova PEIRONETTA i sua figlia Suzanna di Bobio" qui n'est probablement autre que Marie PEIRONEL, veuve de la communauté de Bobi, et sa fille Suzanne, que nous retrouvons en 1689 dans la liste des exilés en Suisse après avoir été emprisonnées à Turin.

J'ai pu consulter certaines de ces listes et y relever les PEYRONEL qui y sont cités. 

 

1°) Liste de tous les chefs de famille de chacune des communautés de la vallée de Saint Martin
avec le nombre de personnes et les lieux (1686)
(1686 - Consegna di tutti li cappi de casa di caduna delle communita della valle di San Martino col numero delle personne e luogo [Art 567, Consegne])

Cette liste n'est pas datée précisément hormis l'année mais il semble qu'elle ait été faite dans la deuxième moitié de l'année 1686. Elle commence par la Notta delli cappi de casa residente nel luogo di Riclaretto col numero delle personne de caduna famiglia (Note des chefs de famille résidant au lieu de Riclaret avec le nombre de personnes de chacune des familles). A remarquer que la distinction est faite entre les nouveaux habitants et les anciens. Aucun des 41 chefs de famille correspondant aux 126 nouveaux habitants ne porte de nom vaudois et ils viennent pour la grande majorité d'entre eux de la Vallée d'Andormo (probablement Andorno Micca près de Biella à 80 km au nord de Turin). Sont même notés les chefs de famille seuls, sans doute venu en reconnaissance, voire absents, qui doivent arriver sous peu (d'ici 3 ou 4 jours ou d'ici Noël) avec leurs familles et leur meubles. En ce qui concerne, les anciens habitants, la liste est celle des "chefs de famille des catholiques ou catholicisés natifs du lieu de Riclaret". Elle compte 52 personnes (12 familles) et l'on y retrouve bien les noms habituels du village (CLOT, BOUNOUS, PEYRET, JACUMIN,....).

Tout ce qui vient d'être dit pour Riclaret est également vrai pour les autres villages de la vallée (Faet, Prali, Massel, Maneille, Perrier, etc...). Dans tous les cas le nombre de nouveaux habitants, venus de tous le duché de Savoie, dépasse largement celui des anciens qui ont été majoritairement déportés ou tués. Parfois, comme à Rodoret, il ne reste aucun des anciens habitants. Il est important de noter qu'il ne subsiste plus un seul PEYRONEL dans ce recensement de la fin de l'année 1686, pas plus à Riclaret que dans les autres villages du Val Germanasca. Nous pouvons en conclure qu'aucun n'a accepté de se "catholiciser" pour pouvoir rester ou qu'ils avaient déjà tous été déportés dans la plaine du Pô comme nous le verrons par la suite, et qu'il ne pouvait donc rester, éventuellement, que quelques rebelles, clandestins, combattants ayant "pris le maquis" qui ne se sont bien sur pas présentés au recensement. 

 

2°) Liste des familles catholiques, catholicisées et soumises en temps voulu,
des lieux et territoires de la vallée de Saint Martin en 1686
1686 : Consegna delle famiglie cattolici, cattolizati e sottomesi in tempo habile detti luoghi e loro territorÿ della valle di San Martino [Art 567, Consegne])

Cette liste a été établie les 14 et 15 Juillet 1686 au Perrier. Elle recense toutes les familles catholiques ou réputées telles (catholicisées) de la vallée se St Martin et indique précisément la composition des familles, femmes enfants et même les domestiques ou les bergers, avec leur age (rarement le métier) en précisant s'ils sont catholiques de naissance ou pour ceux récemment convertis depuis combien de temps ils ont été catholicisés. Les noms des femmes ne sont malheureusement que rarement indiqués : elles ne sont citées que par leur prénom comme mère, femme ou veuve de tel ou tel homme. On ne trouve que très peu de PEYRONEL dans ce recensement ce qui corrobore ce que nous avons constaté dans la liste précédente qui a semble-t-il été étable après celle-ci. Entre juillet et la fin de l'année 1686 les quelques PEYRONEL listés ci-dessous ont disparu de la vallée (cachés, enfuis, exilés ou morts) :

  • Maria veuve de fû Giovanni PEŸRONELLO de Faetto âgée de 30 ans, avec
    • Cattarina âgée de 5 ans
    • Giovanna âgée de 12 ans
    • Margarita âgée de 9 ans
      probablement ses filles, les deux dernières résidant à Turin
      Marie se dit catholicisée depuis 12 ans (cette conversion n'était sans doute que feinte puis que l'on ne retrouve pas cette Maria parmi les habitants catholiques restés dans la vallée à la fin de l'année.
  • Anna fille de Giovanni PEŸRONELLO de Riclaretto âgée de 13 ans, hérétique.
    Son père, apparemment en vie ne semble pas avoir été lui-même recensé, sans doute était-il parmi les fugitifs, exilés ou clandestins. Peut-être était-il mort sans que sa fille ne le sache. En tout cas ce Jean PEYRONEL est probablement distinct du précédent sinon Anna aurait été recensée avec sa mère Maria.
  • Marguarita veuve de fû Guglielmino PRONELLO de Riclaretto âgée de 60 ans, avec sa fille
    Maria âgée de 30 ans cette dernière résidant à Turin et catholicisée depuis 10 ans
    Il n'est pas certain que ce patronyme PRONELLO soit une déformation de PEYRONELLO qui est toujours écrit correctement dans le reste des listes. Néanmoins je n'ai jamais rencontré ce nom par ailleurs et O. COISSON ne le mentionne pas. A noter aussi que le prénom Guglielmino est complètement inédit chez les PEYRONEL relevés dans les registres paroissiaux mais cela ne prouve rien car plusieurs prénoms en usage au XVIIème siècle (Ugonetto, Béatrice,...) n'ont plus été utilisés par la suite.

La dernière partie de la liste, établie le 16 juillet 1686, est une "note [énumérant] les personnes de la vallée de Saint Martin qui ont été arrêtées et conduites prisonnières au lieu de Luserne pour s'être catholicisées en dehors du temps imparti, ou bien pour être restées dans les vallées et les montagnes avec les autres religionnaires lors des récents évènements". Les personnes sont nommées comme d'habitude avec leur âge et lieu d'origine mais aussi la raison de leur arrestation :

  • date de catholicisation trop récente (les dates vont d'avril à juillet 1686),
  • personnes se disant catholicisées mais ne pouvant le prouver,
  • pour avoir fait le tamborino (?) des Barbets,
  • pour être restées dans les vallées sans s'être catholicisées,
  • pour avoir pris les armes avec les religionnaires (ou contre S.A.R.) et être resté dans les vallées,
  • parce que son mari a été arrêté pour être retourné avec les Barbets,
  • pour ne pas être restés bons catholiques.
  • etc....

On trouve ainsi citée une Maria veuve de fû Guglielmo Marco de Faetto, âgée de 32 ans, catholicisée depuis 9 ans, arrêtée pour être retournée au prêche à diverses reprises, avoir demandé au ministre LEGER de lui donner la Cena [communion], et aussi s'être mariée avec un hérétique, et [pour être] une femme de mauvaise vie !.

Dans cette liste la seule PEYRONEL mentionnée est Anna fille de Giovanni PEŸRONELLO de Riclaretto âgée de 13 ans, encore hérétique. Il s'agit évidemment de la même fillette isolée que celle recensée la veille, qui est arrêtée malgré son jeune age avec pour seul motif "encore hérétique"

Enfin figure une liste similaire d'une vingtaine de prisonniers envoyés du Perrier à Luserne le 20 Juillet" composée d'un homme et 2 femmes adultes accompagnés de divers enfants âgés de 5 mois à 12 ans. 

 

3°) Etat de tous les hommes, femmes et enfants des vallées de Luserne
retrouvés en divers lieux de l'état de S.A.R (1687-1688) .
(1687 - Stato o sy notta di tutti li uomini, donne e figlioli delle valle di Luserna rittrovatti in diversi luoghi dello stato si S.A.R. [Art 567, Consegne])

Ces listes énumèrent les personnes déplacées (fugitifs ou déportés ?) dans diverses localités du Piémont. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre; elles ne concernent pas seulement des personnes originaires de la vallée de Luserne mais de l'ensemble des vallées (sous-entendu Vaudoises). Ces hommes, femmes et enfants sont classés par localités et pour chacune des localités, par familles avec l'indication des villages d'origine, des ages des personnes et de leurs liens de parenté. En tête du document, le notaire rédacteur atteste "qu'en qualité de secrétaire de l'illustrissime seigneur Comte [...], et sur l'ordre de S.A.R., j'ai, assisté dudit Comte et de diverses autres personnes, lu à haute et intelligible voix l'ordre de S.A.R. du 3 Janvier 1687 à tous les hommes, femmes et enfants des vallées de Luserne qui se trouvaient en chacun des lieux et villes sousdits et qu'après ladite lecture par moi faite, ledit seigneur Comte a de nouveau expliqué aux personnes des vallées son ordre point par point à leur pleine compréhension comme ils me l'ont affirmé de leur propre bouche, et que ceux qui ont déclaré spontanément vouloir vivre et mourir bons et fidèles sujets de S.A.R. dans notre Sainte Religion Catholique Apostolique Romaine, et d'observer ponctuellement ledit ordre,. sont les nommés ci-dessous. Ils s'agit donc d'actes d'enregistrer les soumissions - spontanées ! - des Vaudois à leur prince le duc de Savoie et à l'église catholique. Si la soumission au duc était probablement sincère (c'est ce que ne cesse de dire Jean LEGER dans son histoire), la catholicisation n'était, elle, sans doute que façade, leur seul moyen pour les "hérétiques" d'espérer vivre en paix". Voici les noms des PEYRONEL relevés dans ces listes :

  • à Bene le 14/01/1687 (Benne, environ 30 km NNO de Turin)

Maria PEŸRONELLA de Riclaretto âgée de 40 ans, et son fils Bartholomeo de 14 ans

  • à Fossano le 18/01/1687 (environ 70 km au Sud de Turin) transférés de Villafaletto (15 km à l'ouest de Fossano)

Gioanna PEŸRONELLA de Prali âgée de 35 ans,

  • à Cherasco le 24/01/1687 (environ 50 km ESE de Turin)

Giovanni PEŸRONELLO de Riclaretto âgé de 60 ans, et sa fille Beatrice de 26 ans

Giovanna PEŸRONELLA de Riclaretto âgée de 30 ans, avec Paolo âgé de 25 ans et Giovanni âgé de 20 ans

  • à Carmagnola le 26/01/1687 (environ 30 km Sud de Turin)

Carlo PEŸRONELLO de Prarostino âgée de 18 ans

  • à Asti le 26/01/1687 (environ 50 km SSE de Turin)

Giacomo PEŸRONELLO de Riclaretto âgé de 23 ans

  • à Santhia après le 17/03/1687 (environ 50 km NE de Turin)

Giovanni PEŸRONELLO de Riclaretto âgé de 60 ans, et sa fille Beatrice âgée de 26 ans
(ce sont certainement les mêmes qui étaient à Cherasco le 24/01/1687)

  • à Cavaglia après le 17/03/1687 (environ 50 km NE de Turin)

Francesco CLOTTO de Riclaretto âgé de 40 ans, avec sa femme Maria âgée de 30 ans et son fils Giacomo âgé de 6 ans et Cattarina PEŸRONELLA sa belle-mère âgée de 50 ans et Béatrice âgée de 26 ans sa belle soeur. Beatrice CLOTTA de Riclaret, âgée de 30 ans, Maria sa belle-sœur, âgée de 35 ans et Jacques, le fils de cette dernière, âgé de 5 ans, étaient présents à Ivrée le 08/02/1687

  • à Cossato après le 17/03/1687 (environ 70 km NE de Turin)

Giovanni (PEYRONELLO)Giacomo PEŸRONELLO de Riclaretto âgé de 20 ans, et sa mère Maria âgée de 60 ans

  • à Rouasio après le 17/03/1687 (environ 80 km NE de Turin)

Giovanna femme de Paolo PEŸRONELLO de Riclaretto âgée de 25 ans et Giacomo (PEYRONELLO)Pietro PEŸRONELLO son beau-frère âgé de 40 ans

 

Nous retrouverons une bonne partie de ces personnes parmi les exilés en Suisse. Il est probable que ce recensement ait été fait à la suite de l'édit ducal de janvier 1687 autorisant les prisonniers qui le souhaitent à s'exiler. On ne s'étonnera évidemment pas que ces pauvres gens aient préféré opter, malgré les risques du voyage, pour l'exil en Suisse plutôt que de croupir dans les geôles du Duc.

 

Il reste aux archives de Turin bien d'autres listes qu'il sera intéressant de consulter, par exemple :

  • des listes semblables aux précédentes des habitants des vallées ou villages d'Angrogne, San Giovanni, Torre-Pellice en 1686, de Prali, Macel et Faetto en 1687, de Pramol, Luserne, Bobbi et Villar en 1689.
  • la liste établie en 1680 des personnes de la vallée de St Martin possèdant des biens dans les états de S.A.R. et dans ceux de S.M. Xma, avec le nombre de personnes composant les familles et la quantité de vignes et autres biens possédés dans chacun des états.
  • et les listes similaires pour les lieux de San Germano, Pramollo, Pinasca, Inverso Porte)
  • Liste similaire pour le Val Cluson et Pragelato, Pomaretto et Perosa (1680)

 

Les PEYRONEL exilés en Suisse (1687-1691)

 Comme indiqué antérieurement, le Duc de Savoie concède en Janvier 1687 aux prisonniers qui le désirent le droit de s'expatrier en Suisse. 2700 rescapés ayant opté pour l'exil partirent entre janvier et mars 1687 et 2490 personnes parvinrent à Genève, les autres étant morts en chemin.

Plusieurs documents donnent des informations précises sur les exilés vaudois du Piémont en Suisse. Certains sont très intéressants pour notre recherche généalogique car ils citent explicitement le nom de PEYRONEL ou des variantes orthographiques bien compréhensibles si l'on considère que les exilés arrivent dans un pays où leur patronyme n'est pas connu (d'ailleurs l'orthographe des noms n'est pas fixée à cette époque, sans compter les variations liées au bilinguisme français-italien). Ces documents, pour la plupart publiés dans le Bulletin de la société d'Histoire Vaudoise, sont en fait des études d'archives suisses et italiennes faites par des historiens Vaudois. Les résultats de ces recherches sont donnés dans la page intitulée "Les PEYRONEL exilés en Suisse".

 

Le retour au Piémont : la "Glorieuse rentrée" (août 1689)

En ce qui concerne maintenant le retour des exilés Vaudois vers le Piémont, les deux documents auquel j'ai eu accès sont le livre de Henri ARNAUD le principal chef de l'expédition et une longue étude de Jean JALLA intitulée "Histoire du retour des Vaudois en leur patrie après un exil de trois ans et demi" relative notamment à l'épisode de la "Glorieuse rentrée" rapporté plus haut. L'auteur écrit que c'est la première fois que parait une liste raisonnée de ceux qui ont pris part à la Rentrée mais reconnaît que cette liste est très incomplète : "seulement 245 sur 972 soit un peu plus du quart de ceux qui ont participé à la rentrée" sont connus. Il ajoute que nous connaissons en fait surtout ceux qui ont péri ou déserté ou encore ceux (un tiers !) qui ont été envoyés aux galères. EYNARD quant à lui pense que l'on doit rechercher la liste de ces mille participants de la Rentrée parmi celle des hommes valides du rôle dressé à Schaffhouse en novembre 1688 (voir Les PEYRONEL exilés en Suisse).

Les listes comportent en effet essentiellement des femmes et des filles. Un grand nombre d'hommes avaient été soit tués dans les combats ayant précédé l'exil, soit fait prisonniers puis exécutés ou envoyés au galères ou encore déportés vers la plaine du Pô pour travailler dans les rizières de la région de Verselli où beaucoup de ces montagnards ne survécurent pas à l'insalubrité des lieux . Sans doute certains étaient-ils restés cachés avec les maquis dans les vallées. Difficile de le savoir en l'état actuel des recherches. On sait toutefois que sur 12000 jetés en prison en 1686, il n'y avait plus que 3000 survivants le 3 Janvier 1687 quand le duc Victor Amédée les autorise à s'exiler en Suisse ! En fait tous ne furent pas autorisés à partir : les pasteurs et ceux qui avaient été pris les armes à la main (donc vraisemblablement beaucoup d'hommes !) furent retenus ainsi que des enfants que l'on voulait "catholiciser". Enfin les brigades d'exilés perdirent encore beaucoup de monde, souvent des victimes de l'hiver pendant le passage des Alpes.

Aucun PEYRONEL n'est cité comme participant à la "Glorieuse Rentrée" dans la liste de JALLA. Il est vrai que nous n'avons trouvé que cinq PEYRONEL mâles dans les listes des exilés. Deux d'entre eux, tous deux prénommés Jacques, sont décédés en exil en Suisse, l'un à 25 ans à Bâle en 1688 (il était malade en décembre 1687), l'autre à moins de 3 ans le 8 mars 1687 à Zürich).

Finalement seuls trois PEYRONEL parmi les exilés connus pourraient avoir participé à la rentrée de 1689 : il s'agit de

Jean PEYRONEL, mais il est âgé de 62 ans et plus probablement de son fils..

Paul PEYRONEL, âgé de 29 ans qui quitte Zürich en Mai 1689.

et peut être Antoine PEYRONEL en supposant qu'il était suffisamment âgé

Dans la tentative de reconstitution de la famille à la fin du XVIIème siècle je fais l'hypothèse que ce Jean PEYRONEL est l'ancêtre commun de la branche de Riclaret et Paul PEYRONEL est son fils aîné.

 

Recensement des Vaudois au Piémont en 1691, après la "Glorieuse rentrée"

Robert PEYROT nous apprend qu'en juillet 1688 les Etats-Généraux des Provinces Unies des Pays-Bas ont nommé Gabriel de Convenant en qualité de commissaire pour les affaires Vaudoises. Il avait pour mission d'encourager les Vaudois dans leur recherche d'un lieu d'établissement définitif en dehors de la Suisse, d'analyser leur situation, de vérifier leur nombre et de veiller à une répartition correcte des fonds collectés. ''Il dressera également la liste des Vaudois français du Val Cluson et du Val de Pragelas et il les enverra aux Etats généraux". Il fut rappelé au début de 1691. C'est son successeur Pieter Valkenier, nommé embassadeur en Suisse en Aout 1690, qui a fait dresser en Novembre 1691 deux listes de Vaudois réétablis en Piémont : à savoir la liste des femmes, leurs enfants et quelques hommes (vieillards ?), ainsi qu'une deuxième liste indiquant les hommes portant des armes. Ce recensement peut être considéré comme le premier complet après la Rentrée.

Les originaux de la correspondance que Pieter Valkenier a eu avec les Etats-Généraux des Provinces Unies des Pays-Bas se trouvent aux archives d'Etat à La Haye. La lettre et les pièces jointes (17 pages format folio écrites à la plume) sont classées sous SG, inv. Nr 11195, ff 390-394). Cette lettre du 5 novembre 1691 ne comprend qu'une seule phrase qui mentionne la pièce jointe concernant les Vaudois : "....Les deux rôles annexés montrent les noms et le nombre de tous les Vaudois qui servent dans la milice en leur Patrie, et de toutes les familles qui demeurent en cela...." On ignore de qui Valkenier a reçu ces informations et même s'il a visité les Vallées dans ce but.

On ne trouve que trois personnes du nom de Peyronel. Dans les listes des femmes figurent :

  • PEIRONELLE Marie, de la communauté de Prals (Prali)
  • PEIRONELLE Suzanne, de la communauté de Macel et Maneille

A noter qu'aucun(e) PEYRONEL n'est cité(e) pour pour les communautés de Pramol, Faet, Saint Martin et Risclau (Riclaret) !

Dans le rôle des Vaudois portant armes dans les vallées le 14 juillet 1691, on ne trouve qu'un seul homme du nom de PEYRONEL :

  • PEIRONEL Antoine, soldat de la 2ème compagnie de la Vallée de Saint Martin

 

Nous reviendrons par la suite sur tous ces PEYRONEL exilés en Suisse pour voir comment les informations que nous avons recueillies sur eux, soigneusement analysées et rapprochées de celles que nous avons extraites des registres paroissiaux ou autres sources, nous permettent de proposer des hypothèses sur la généalogie des PEYRONEL du XVIIème siècle

 

Jacques PEYRONEL (1704-1753)

Indépendamment du lieutenant Jacques PEYRONEL déjà mentionné, un autre Jacques PEYRONEL se serait illustré un siècle plus tard, sous Charles Emmanuel III, pendant les guerres pour la succession d'Autriche (1733-1735) et de Pologne (1740-1748) (source Teofilo. GAY, p 295). Un régiment Vaudois de 2000 hommes, levé en 1734 par le comte Cacherano, avec Elisée JAHIER pour chapelain, se distingua dans plusieurs batailles où les Vaudois coopérèrent à la victoire avec une bravoure admirable. Seuls quelques noms de leurs capitaines sont connus, parmi lesquels Jacques PEYRONEL. Dans mes relevés je n'ai trouvé aucun PEYRONEL portant le titre de capitaine , mais si l'on ne prend pas ce terme au pied de la lettre, mais plutôt au sens générique d'officier, il pourrait s'agir de Jacques PEYRONEL, né vers 1704 probablement à Riclaret, décédé le 9 mai 1753 à Riclaret dont l'acte de décès nous dit qu'il était lieutenant et ancien. Ce Jacques (1024B) est le deuxième fils de Barthélémy (1024) que nous avons vu au chapitre XI, lui même troisième fils de X PEYRONEL. Il s'est marié avant avril 1730 avec Marie JACUMIN dont il a eu 4 enfants. (voir la fiche de Jacques PEYRONEL) 

 

Les Régents (instituteurs) Vaudois

Plus près de notre époque, il faut aussi mentionner les PEYRONEL qui ont occupé les fonctions de régents, autrement dit maîtres d'école ou instituteurs, dans les écoles Vaudoises. Ces petites écoles ont été construites dans pratiquement tous les villages et les hameaux de quelque importance des vallées vaudoises (fondées grace à l'action du colonel Beckwith pour favoriser l'instruction des enfants Vaudois)

  • Jacques Henri PEYRONEL qui fut le Régent (instituteur) de l'école Vaudoise des Garoussins (Garossini) à Envers Port de 1825 à 1835 puis en 1839 et de 1845 à 1849 est probablement Jacques Henri PEYRONEL (18/01/1792 - 23/12/1858, époux de Suzanne TRON)
  • Barthélémy PEYRONEL, probablement le fils de Jacques Henri PEYRONEL, Ancien de l'église de Saint Germain, qui occupa la même fonction après son père en 1851 et 1852 puis 1857 et 1858, de 1864 à 1867, de 1870 à 1873 et de 1875 à 1877
  • Un Pierre PEYRONEL (non identifié) a été régent à l'école de Sangle en 1838,1839 et 1840
  • Le Régent Eli PEYRONEL (non identifié dans la généalogie) est cité dans un recueil de photographies illustrant la vie dans les vallées Vaudoises entre 1880 et 1920. Il était régent au Perrier en 1909 .

 

Conclusion

Toutes les informations rapportées dans ces pages montrent que les PEYRONEL ont bel et bien participé, activement ou à leur corps défendant, à l'histoire des Vaudois et subi toutes les vicissitudes infligées à ce peuple. Ils ont aussi participé, naturellement, à la vie de la communauté comme chefs militaires, anciens de l'église, Régents ou Pasteurs.

Les PEYRONEL étaient donc bien présents dans les vallées Vaudoises bien avant la révocation de l'édit de Nantes. Certains y sont restés pendant les évènements de la fin du XVIème siècle et y ont survécu, ou bien y sont retournés lors de la rentrée de 1689 ou par la suite pour donner naissance aux différentes familles établies à Pramol et à Riclaret que nous avons reconstituées en grande partie en dépouillant les registres de ces paroisses. Il n'est pas interdit de penser que d'autres soient restés dans les pays où les avait conduit leur exil et y aient fait souche. Toutefois, que la plupart étaient des femmes et si certaines ont pu avoir une descendance, celle-ci échappe largement à nos investigations. Je n'ai trouvé en tout cas, ni en Allemagne ni en Suisse, de traces de PEYRONEL descendants des émigrés du XVIIème siècle

 

Les familles PEYRONEL au XVIIème siécle

 Après avoir vu comment les PEYRONEL ont pris part à l'histoire de leur peuple et traversé la période troublée de la fin du XVIIème siècle, nous allons essayer d'exploiter toutes les informations glanées pour échafauder une reconstitution - partielle et hypothétique - de la famille à cette époque.

En analysant les données recueillies en étudiant la participation des PEYRONEL à l'histoire des Vaudois au XVIème siècle, en particulier toutes celles concernant les déportés en Piémont puis les exilés en Suisse, et en les rapprochant des plus anciennes que nous avons extraites des registres paroissiaux ou autres sources, nous pouvons proposer des hypothèses sur la généalogie des PEYRONEL du XVIIème siècle.

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